1er Mai en Estrie avec Charles Brousseau

On a pris la route à 10h avec une voiture de location direction l’est de Montréal. Si tôt sortis de la ville, un paysage prenant s’étale à perte de vue : un terrain découpé entre les zones forêstières et les champs encore vides de toute culture court jusqu’à l’horizon. Par endroit surgissent les Montérégiennes, ces collines à la base imposantes mais au sommet plat, teintées de marron par les arbres sans feuille du mois de mai.

Au bout de deux heures de voyage on arrive chez Charles Brousseau : une jolie maison au fond d’une rangée d’épinettes, environnée par la forêt à plusieurs dizaines d’hectares à la ronde. Charles nous a tout de suite accueilli, présenté sa maison, son terrain dont il connaît la moindre pierre, le moindre tétard qui barbotte dans une flaque… Nous avons même cueillis de jeunes fougères pour le repas du midi.

Charles Brousseau est un jardinier forestier et un boisselier : il travaille le bois de la forêt qu’il entretient avec un art respectueux de la nature au possible. Il est un authentique écologiste du terrain.

Ensuite, nous avons fait sonner les vieilles cloches de chèvre en ferraille toute rouillée qui attendaient patiemment dans la grange. Certaines résonnaient encore alors que d’autres dégageaient un son sec, assez proche de la sonorité du xylophone. Charles nous a même confectionné un petit sifflet en bois qu’il tailla avec son canif en quelques secondes ! En soufflant dedans, le sifflet produisait un son très aiguë et très fort, ou plus doux suivant le positionnement de l’écorce. Nous l’avons emmené avec nous mais Charles nous a prévenu que malheureusement, ce petit sifflet ne durera pas plus d’une journée : quand le bois est sec c’est fini.

Enfin, nous sommes repartis vers Montréal après cette belle après-midi avec Charles. D’ailleurs n’hésitez pas à vous abonner et à nous et à Charles sur Facebook et Instagram ! Un grand merci à lui pour son hospitalité !

D’ici là, bonne journée et à très bientôt…